Aujourd'hui, pas moins de 25 autorités différentes (l'Europe, l'Etat fédéral, les Communautés, la Région, les 19 communes) déterminent chacune leur segment de politique et de ressources culturelles, sans aucunement chercher à se concerter. L'éparpillement, l'inefficacité et l'iniquité sont les résultats de cette situation. Il convient donc résolument de renforcer la coordination des interventions publiques en faveur de la culture, ceci pour que les forces créatives de Bruxelles puissent déployer leur action dans des conditions optimales.Une telle recherche de cohérence des appuis publics s'impose d'autant plus que les porteurs de projets culturels bruxellois se mobilisent déjà en faveur d'une concertation de leurs actions: le Réseau des Arts à Bruxelles et le Brussel Kunsten Overleg, qui rassemblent respectivement des opérateurs culturels francophones et néerlandophones, travaillent ainsi à l'élaboration d'un Plan culturel pour Bruxelles annoncé pour l'automne.
Pour donner écho à ces initiatives citoyennes, et tisser des liens entre la culture et des secteurs reliés tels le jeunesse, l'éducation permanente, l'enseignement, l'urbanisme, l'emploi..., Ecolo propose de mettre sur pied une plate-forme appellée "Bruxelles Culture". Une telle structure rassemblerait celles et ceux ayant à coeur le développement culturel de la ville afin de définir un plan d'action à moyen terme. L'idée est de définir en concertation le projet culturel que nous voulons mettre en oeuvre sur 10 ans.
Enfin, poursuivant le même objectif de rassemblement des forces vives, Ecolo veut avec Groen!, renforcer les initiatives bicommunautaires entre bruxellois francophones et néerlandophones. Ceci nécessitera d'instaurer des mécanismes de financement communs et de supprimer les obstacles juridiques et financiers qui aujourd'hui empêchent les collaborations entre bruxellois francophones et néerlandophones.

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